L'Office des Ténèbres

Aux premières heures du jeudi, vendredi et samedi saints, on célèbre l’office connu sous le nom de Ténèbres.

En fait, il s’agit des Matines, la première et plus importante partie du Bréviaire. Ce long office «évoque symboliquement le coucher du Soleil de justice, notre Sauveur, et les ténèbres spirituelles du peuple juif.» Robert Lesage, Dictionnaire pratique de liturgie.

«Tout y est triste et sombre, comme à des funérailles; et rien n’est plus propre à nous donner une idée de la tristesse à laquelle l’Eglise est en proie, en ces jours de deuil.» Dom Guéranger, L’année liturgique.

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Graduel: Historique et Pratique

GradualeParmi les cinq pièces chantées qui composent une messe, le Graduel est sans doute la plus ancienne. Une des preuves en est que les mélodies des Graduels se situent toutes dans les modes authentiques – qui sont les modes impairs (1,3, 5,7) – alors que les Alléluia, Offertoires, Introits et les Communions possèdent déjà les huit modes de l'octoechos au complet, signe de moindre antiquité.

Au cours des célébrations liturgiques des premiers siècles, le chant avait pour fonction – en grande partie mais non exclusivement – de répondre aux lectures. On sait que dès le début, les psaumes étaient utilisés à cet effet. Le psaume sans refrain était chanté par un soliste. Le texte était choisi en fonction de la liturgie du jour ; les fidèles n'ayant pas de livres liturgiques entre les mains, ne pouvaient s'associer au chant du soliste.

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Historique des Traits du carême

Tractus: c'est un chant réalisé d'une seule traite, en ce sens qu'il n'est pas entrecoupé d'un refrain (comme l'alleluia ou les antiennes d'offertoire et de communion), c'est donc un chant non responsorial (on dirait aujourd'hui: un chant qui n'a pas de couplets-refrain). Il ne faut pas y voir l'indication d'une particulière lenteur d'exécution et encore moins d'une monotonie.

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Alleluia: Historique et Pratique

AllelujaHistorique

Les Alléluias sont nés à la fin du IVe siècle. Ils ont connu un développement durant les siècles qui suivirent et qui, à Rome, correspondaient à une période d'influence byzantine.
A l'origine, l'Alléluia est une acclamation hébraïque. Chez les Juifs, elle fut utilisée avec une vingtaine de psaumes qu'on appelle les psaumes d'Alleluia (psaumes 104 à 106,110 à 118,134 à 135, 145 à 150). Cette acclamation était liée, à l'origine, à la considération des merveilles du Seigneur, ce qui en fait un cri de joie.

Les chrétiens l'ont également utilisé en référence à la description de la liturgie céleste d'après le témoignage de l'Apocalypse.

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La Messe de Requiem

Comme pour la plupart des messes, l'histoire de la messe de Requiem est à l'image de ce que fut la formation du répertoire que nous connaissons aujourd'hui.

Les recherches historiques du dernier siècle ont largement prouvé que le répertoire grégorien ne se réduit pas un fond primitif romain que le pape Grégoire le Grand aurait systématisé pour fournir le corpus actuel. Cette image d'Epinal n'a pas résisté à une étude sérieuse, laquelle met à jour les méandres d'une histoire dont nous ne connaîtrons sans doute jamais le détail.

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